Immersion à Paramaribo - Christian Durrenberger
Immersion à Paramaribo
Paramaribo / Suriname
Waterkant :
La rue sur berge ou tout simplement la rive, était dans les années 1800 la vitrine de la ville. En 1821 un incendie détruisit la plupart des maisons essentiellement construites en bois. Mais c’est en 1832 qu’un autre incendie en détruisit la partie épargnée lors du premier sinistre.
Waterkant fut reconstruit par des habitations similaires. Soigneusement préservée, elle symbolise l’image de la ville historique.
Consulats, entreprises internationales, banques ou encore école d’art, y ont leur siège.
Sur le front du fleuve, les habitants de la capitale viennent les soirs de jours de congés se détendre en famille ou entre amis. Les échoppes et petits restaurants situés sous les amandiers proposent des petits plats de type « Nasi » à base de riz, poulet et légumes, et « Bami » à base de pâtes, poulet et légumes mais surtout la fameuse « Soatosoep » soupe avec œuf et germes de soja.
Juste après le Pier SMS le quai de la compagnie maritime du Suriname se trouve le « waaggebouw », la maison de la pesée. Cette bâtisse permettait après la pesée le chargement des navires appontés à même hauteur. Elle est désormais galerie d’art, restaurant et bar.
Entre la gare des bateaux taxis qui se rendent essentiellement à Meerzorg sur l’autre rive et le marché centrale, se trouve un petit port de pêche duquel on aperçoit l’épave du « Goslar », bateau à vapeur germanique sabordé par son équipage en mai 1940, ainsi que la « Platte Brug », le pont du Président Jules Wijdenbosch.
La hauteur impressionnante du pont permet aux gigantesques cargos transatlantiques de se rendre au port de commerce situé en amont et à d’autres bateaux aux mines de Paranam prendre chargement de matériaux.
Le marché central :
Un bonheur pour les yeux, un régal pour les sens. Lieu enivrant et épuisant par l’énergie qu’il dégage et la cohue qu’il génère.
Les marchands présentent leur production par petits lots au poids identique. On découvre sur les étals ; patates douces, manioc, dachines, bananes plantin et bien d’autres fruits et légumes…
À l’extérieur, se trouve le marché aux poissons ainsi que le marché aux gibiers. Les odeurs de cette partie de l’enclave sont en fin de matinée particulièrement forte.
On distingue fréquemment sur les étals des boules de terre blanches, des coquillages ou des billes de verre bariolées. Ces objets sont présents pour écarter les mauvais esprits dans les rites bushinengé.

Saramaccastraat :
Rue hautement animée. On se trouve dans une fourmilière de magasins ou l’on peut débusquer toutes sortes de choses utiles, tissus, hamacs, moustiquaires, sabres d’abattis, jusqu’aux pièces détachées automobiles, en passant par les inévitables petits supermarchés chinois.
L’endroit est encombré de voitures et de petits bus qui attendent de se remplir pour partir à destination. Coups de klaxons, on interpelle les passants, bien sûr chaque chauffeur veut rentabiliser son trajet. Il en va de même pour les taxis de la petite place jouxtant le marché central, en partance pour Albina.
Le tout entre les gaz d’échappement des véhicules qui ne coupent pas leurs moteurs car la climatisation tourne à fond, et un vacarme indescriptible…
Cela n’a pas l’air de déranger les nombreux petits stands improvisés tels les cordonniers, vendeuses de tissus ou de jus de fruits, sur les trottoirs défoncés.
Domineestraat :
Cette rue abrite la plupart des photographes. (info perso : KONG MIN) Certaines boutiques assez typiques ont d’ailleurs tapissés l’intérieur de leur shop avec les portraits de leurs clients.

D’autres rues du centre historique mais moins animées que celles précitées, telles que HeinkAronstraat, Keiserstraat, Magdebstraat, ne manquent pas de charme. Belles maisons en bois dans une formidable architecture, très bien entretenues rappellent l’époque Hollandaise. À ne pas manquer, la cathédrale St Petrès et Paulus construite entre 1883 et 1885, le plus grand édifice en bois d’Amérique du Sud.






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